
Jean-Marie Vianney, le saint curé d’Ars, est le type de pasteur d’âmes, tout adonné à l’annonce de la parole de Dieu et au ministère de la réconciliation, à la prière et à la pénitence. L’amour qui, à certaines heures, transfigurait son visage, avait sa source dans l’Eucharistie dont il fut à la fois le célébrant fervent et l’adorateur fidèle.
Toute la vie de Saint Jean-Marie Vianney fut centrée sur Jésus réellement présent dans l'Eucharistie. Il ne concevait pas le sacerdoce autrement que comme un service de l'autel, là où le Christ se rend présent pour nourrir son peuple de son Corps et de son Sang.Pour lui, le tabernacle était le cœur vivant de la paroisse. Il aimait dire : « Il est là ! » Ces trois mots résument toute sa spiritualité. Devant le Saint-Sacrement, il retrouvait la force de porter les âmes, de combattre les tentations et d'accueillir sans relâche les milliers de pèlerins qui venaient à Ars.
Jean-Marie Vianney passait de longues heures en adoration silencieuse. Il savait que la fécondité de son ministère ne venait pas de ses talents personnels mais de sa proximité avec Jésus dans l'Eucharistie. Son regard demeurait fixé sur Celui qui l'avait appelé et qui continuait à agir à travers lui. Un jour, il raconta l'exemple d'un paysan qui venait régulièrement prier dans l'église. Interrogé sur ce qu'il faisait pendant ces longs moments de silence, l'homme répondit :« Je l'avise et Il m'avise. »

Le Curé d'Ars voyait dans cette simplicité le secret de l'adoration : demeurer en présence du Seigneur, cœur à cœur avec Lui. La célébration de la Messe était pour lui le moment le plus sublime de la journée. Il affirmait :« Toutes les bonnes œuvres réunies ne valent pas le sacrifice de la Messe, parce qu'elles sont les œuvres des hommes, tandis que la Messe est l'œuvre de Dieu. »
Dans l'Eucharistie, il contemplait l'amour infini du Christ qui continue de se donner pour le salut du monde. C'est pourquoi il invitait sans cesse les fidèles à fréquenter les sacrements, à communier avec foi et à venir visiter Jésus au tabernacle. Aujourd'hui encore, Saint Jean-Marie Vianney demeure un guide privilégié pour tous ceux qui désirent approfondir leur amour du Saint-Sacrement. Son exemple nous rappelle que toute vie chrétienne authentique trouve sa source, sa force et son accomplissement dans la présence réelle de Jésus Eucharistie.Comme le Curé d'Ars, apprenons à nous tenir humblement devant le Seigneur et à répéter avec confiance :« Il est là. » Car devant le Saint-Sacrement, le ciel touche la terre, et le cœur de Dieu s'ouvre à tous ceux qui viennent l'adorer.
QUELQUES CITATIONS
« Jésus est vraiment là ! Si seulement vous saviez combien il vous aime, vous seriez la personne la plus heureuse au monde. »
« Que la pensée de la Sainte Présence de Dieu est douce et consolante. Si nous avions la foi, nous verrions Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement… Il est là, Il nous attend. »
« "Notre Seigneur est au ciel, il est aussi dans son tabernacle. Quel bonheur !" Qu’est ce que le Seigneur fait dans le tabernacle : "il nous attend". Il est là dans le sacrement de son amour qui soupire et intercède sans cesse auprès de son Père pour les pécheurs. »
« Si vous passez devant une église, entrez pour saluer Notre Seigneur. Pourrait-on passer devant la porte d’un ami sans lui dire bonjour ? »
« Lorsque nous sommes devant le Saint-Sacrement, au lieu de regarder autour de nous, fermons nos yeux et notre bouche, ouvrons notre cœur, le Bon Dieu ouvrira le sien ; nous irons à lui, il viendra à nous, l’un pour demander et l’autre pour recevoir. Ce sera comme un souffle de l’un à l’autre. »
« Il n’y a rien de si grand que l’Eucharistie. Dieu ne peut se résoudre à nous laisser seuls sur la terre. Il descend sur nos autels où Il nous attend nuit et jour. O mon Dieu que c’est dommage que nous ne soyons pas pénétrés de votre sainte Présence. »
« Si vous passez devant une église, entrez pour saluer Notre Seigneur. Pourrait-on passer devant la porte d’un ami sans lui dire bonjour ? »
« La prière, c’est une douce amitié, une familiarité étonnante, c’est un doux entretien d’un enfant avec son Père. On n’a pas besoin de tant parler pour bien prier, on sait que le Bon Dieu est là dans son tabernacle, on lui ouvre son coeur, on se complet en sa Sainte Présence, c’est la meilleure prière, celle-là. »
« Si nous aimions le Bon Dieu, nous nous ferions une joie et un bonheur de venir passer quelques instants pour l’adorer, pour lui demander la grâce de nous pardonner ; nous regarderions ces moments comme les plus beaux de notre vie. Quelle conclusion devons-nous tirer de tout cela ? La voici : c’est de regarder comme le moment le plus heureux de notre vie celui où nous pouvons tenir compagnie à un si bon ami. »

Heure Sainte avec le Curé d’Ars (FR).pdf
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