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/ Saint Carlo Acutis

SAINT CARLO ACUTIS

(1991-2006)

Le jeune Carlo Acutis, « le geek de Jésus », surdoué en informatique, grand amoureux de Jésus-Eucharistie, initiateur d'une exposition des miracles eucharistiques, mort dans sa quinzième année d'une leucémie foudroyante, a été béatifié le 10 octobre 2020 et canonisé le 7 septembre 2025 à Rome.

L'EUCHARISTIE, SON ÉCOLE DE VIE

Un jour, Carlo prend l’autoroute dites « des Lacs » de Milan vers Varèse, la première autoroute construite au monde en 1924. C’est à l’époque un vrai projet futuriste visant à relier deux villes, plus sûrement, plus directement, plus rapidement. C’est alors qu’il reçoit cette intuition profonde qu’il ne cessera de répéter : 

L’Eucharistie, c’est mon autoroute pour aller au ciel.

​​Être toujours uni à Jésus, voilà le but de ma vie.

Tous les hommes naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies.

 

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RIEN N'EST PLUS GRAND QUE LA SAINTE MESSE

Carlo fait sa communion à sept ans et chaque jour désormais c'est l'anniversaire de sa première communion et donc l'occasion de recevoir Jésus comme pour la première fois.

Tu vas directement au ciel si tu vas à l'Eucharistie tous les jours !

 

Ceux qui reçoivent Jésus tous les jours vont directement au paradis !

 

Ses amis sont frappés par sa façon de participer à la messe, même en semaine. Quand son curé voyait ce jeune avancer dans l’allée centrale pour venir communier, il voyait un jeune s’approchant de l’Eucharistie comme du don le plus grand de l’amour de Dieu. Pour vivre aussi passionnément sa vie :

Mon secret, c’est d’avoir un contact quotidien avec Jésus.

Peu importe si l’église n’est pas la plus belle, peu importe si le curé ne fait pas le meilleur sermon, peu importe si ceux qui animent la liturgie vous cassent les oreilles. Une seule chose compte : Dieu est là. 

Lorsque vous assistez à la messe, vous devez manifester par votre corps votre foi. Si je me mets à rire, si je mange un chewing-gum que je retire de ma bouche juste avant de communier, ou si je m'agite sur ma chaise, je ne me prépare pas à participer pleinement à la messe en dirigeant mon cœur vers Dieu.

Si les chrétiens comprenaient ce qu'est la messe, ils se battraient pour entrer dans l'église, pour ne plus la quitter, car c'est vraiment un acte créateur de vie en nous, et c'est la vie même de Jésus. La messe (…) est quelque chose de grand qui se passe en nous, dans notre vie, dans lequel nous sommes impliqués avec Jésus, comme si nous étions co-immolés avec lui. La messe n'est rien d'autre que le sacrifice de la croix, l'unique sacrifice éternel qui se renouvelle et qui nous implique intimement dans notre appartenance à son corps. (...) Le paradis est déjà en nous et nous sommes déjà au paradis. Mais tant que nous sommes sur cette terre, cet amour est crucifié ; ce n'est pas pour rien que Jésus a voulu rester avec nous dans son amour sacrifié, dans le sacrement de l'Eucharistie. Dire que nous aimons l'autre et ne pas accepter la croix que l'autre implique est une plaisanterie. La caractéristique de l'amour sur cette terre sera toujours un amour crucifié. Unis à Jésus, son amour crucifié nous engendre ; or, c'est une croix qui donne la vie, non la mort : sa croix donne la Résurrection, donc ce n'est ni la tristesse ni le désespoir. Ce serait du désespoir si nous souffrions pour ce qui ne vivifie pas. Dans l'Eucharistie, cette osmose a lieu : l'amour sacrifié du Christ me prend et transforme ma personne, mes sentiments, ma volonté, tout mon être. J'entre en Jésus, dans son mystère le plus intime et je deviens lui, en réalisant cette communion essentielle et fondamentale avec mon Seigneur pour lequel j'ai été créé. Il passe en moi et je passe en lui. Si vous commencez à aller à la messe tous les jours, vous ne pourrez plus vous arrêter. Et je vous promets que cela vous arrivera : si avant vous ne trouviez pas le temps de faire quoi que ce soit, après avoir été à la messe, vous trouverez le temps de tout faire. Faites-en l'expérience !

 

Il participe activement à la messe dans ses différentes étapes : « Pendant la consécration, il est bon de demander à Dieu le Père des grâces par les mérites de son Fils unique Jésus Christ, par ses saintes plaies, son précieux sang, par les larmes et les douleurs de la Vierge Marie, qui, étant sa Mère, peut intercéder pour nous, plus que quiconque. » Après la consécration, Carlo priait ainsi : « Par le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur immaculé de Marie, je vous offre toutes mes demandes et vous demande de les exaucer. » En recevant Jésus, Carlo disait : « Jésus, fais comme chez toi ! Faites comme chez vous ! » Puis Carlo insistait sur l'action de grâce pour susciter une vraie ardeur dans le cœur avec des sentiments d'adoration, d'action de grâce, de demande, d'offrande, de réparation. 

​Les vertus s’acquièrent principalement par une intense vie sacramentelle, et c’est l’Eucharistie qui en est certainement le sommet ; à travers ce sacrement, le Seigneur nous fait devenir des personnes complètes, faites à son image.

Les âmes se sanctifient très efficacement grâce aux fruits de l’Eucharistie quotidienne, et ainsi elles ne risquent pas de se trouver dans des périls qui mettraient en jeu leur salut éternel.

Toute sa vie sera un cœur à cœur avec Jésus dans l'Eucharistie. Comme saint Jean, il veut reposer sur le côté de Jésus et devenir son ami. A la suite de Jean, Carlo veut accompagner Jésus pendant son chemin de Croix. Il veut être là avec Jésus, même si tous les autres l'abandonnent, comme son dernier ami fidèle.​​

L'ADORATION, TOUJOURS ET TOUT LE TEMPS

Toute sa vie sera un cœur à cœur avec Jésus dans l'Eucharistie. Comme saint Jean, il veut reposer sur le côté de Jésus et devenir son ami. A la suite de Jean, Carlo veut accompagner Jésus pendant son chemin de Croix. Il veut être là avec Jésus, même si tous les autres l'abandonnent, comme son dernier ami fidèle.​​​​

Si l’homme est capable de passer des heures au soleil pour bronzer, Carlo, lui, préfère le bronzage de l'âme au soleil de l’Eucharistie.

Sous le soleil, on finit par bronzer. Sous le regard de Jésus Eucharistie, on devient saint !

Pour Carlo, cette présence ne se manifeste ni dans le bruit, ni dans la frénésie, mais dans le silence de l’église, ce lieu d'adoration de Dieu.

Adorer Dieu, ce n’est pas le mettre dans une boîte et entrer en transe, c’est revenir au pied de la Croix comme Jean à Jérusalem, c’est trouver le Ciel déjà sur la Terre, c’est se mettre en présence du mystère de sa présence et s’associer à son offrande d’amour

La tristesse, c’est le regard tourné vers soi-même, le bonheur c’est le regard posé sur Dieu.

Un jour, son père lui propose d’aller faire un voyage extraordinaire à Jérusalem en Terre sainte. Carlo aime tant voyager. Mais il répondra à son père: ‘Papa, je préfère rester à Milan, quand je pense que Jésus se rend ici présent. Pourquoi aller voir là où Jésus était il y a deux mille ans, alors qu’il est ici maintenant ?’ Quand il constate à quel point les églises de Milan sont délaissées, il préfère l’idée d’aller en pèlerinage dans chacune des églises de sa ville. Le fait que l’on soit prêt à faire des kilomètres pour voyager, alors qu'on ne fait pas les quelques mètres nécessaires pour visiter l'église la proche de chez soi pour adorer Jésus dans la sainte Hostie, le blesse profondément.

Quand il se déplace en Italie, la première chose que Carlo cherche, c’est une église ouverte pour aller prier et se tenir près du tabernacle, où repose la présence réelle de Jésus.

Ne laissons pas seul au tabernacle Celui qui vient nous aider et nous soutenir dans notre chemin sur la Terre !

Jérusalem est dans chaque église. Pourquoi se décourager ? Dieu est toujours avec nous et il ne nous abandonne jamais. Mais comment peut-on comprendre cette vérité ? Il y a tant de gens qui sont prêts à faire des files d’attente interminables pour assister à un concert ou un match de football, et pourtant j’ai du mal à voir les mêmes files à l’entrée de nos églises. Or c’est là que le monde entier pourrait rencontrer Jésus, pensons-y, c’est sérieux !

Il déplore le peu de place dans les cœurs pour la présence de Jésus et toutes les excuses pour ne pas avoir de temps pour l’adorer.

 

Jésus s’est fait homme en prenant chair d’une jeune fille de quinze ans à peine, et c’est elle qu’il a choisie pour être sa mère, de même qu’il a choisi un pauvre charpentier comme père adoptif. Quand il est né, ils ont été rejetés par tous ceux qui refusaient de les héberger, et ils n’ont trouvé qu’une grange pour s’abriter. Quand on y pense, être accueilli dans une pauvre grange à Bethléem, c’est toujours mieux que d’être accueilli dans une maison où l’on ne veut pas de lui. Même si elle est misérable, la grange sait recevoir avec plus de dignité que toutes les belles maisons qui n’ont pas su lui faire de la place. Que Dieu choisisse la pauvreté plutôt que la richesse, pour moi, c’est tout juste incroyable ! 

 

Tenir dans la prière est difficile pour nous, comme ça l’était pour Carlo : les distractions, les soucis, les idées vagues peuvent nous décourager et nous convaincre que nous ne savons pas adorer... Pour Carlo, méditer, ce n’est pas si sorcier :

 

Je m’aperçois que plus j’aime Jésus, moins je me distrais, et maintenant, je veux l’aimer complètement.

 

l me regarde et je le regarde. Ce regard m'enrichit. Je laisse le Seigneur m'observer, il creuse en moi, il façonne mon âme, il la moule. Il est réellement présent, il n'est pas une invention. Il est là. Si tout le monde pouvait être conscient de cela, comme le monde changerait. Si tout le monde croyait à cette vérité-là, comme leur existence changerait pour le mieux.

La sainte hostie est un véritable soleil où s’accomplit la prophétie de Malachie : « dans ses rayons nous trouvons la guérison » (Ml 3, 20) : 

 

Lorsqu'un mince rayon de lumière entre dans une pièce sombre, on peut voir à l'œil nu la poussière dans l'air, car ce sont les grains de poussière qui se trouvent sur le chemin du rayon lumineux qui diffusent la lumière dans toutes les directions, tout comme la lune est visible dans le ciel nocturne. Il en va de même pour notre âme. Si nous adorons, nous serons frappés par la lumière que l'eucharistie dégage, et ainsi nous pourrons voir toute cette "poussière" qui pollue notre âme et nous empêche de progresser sur le chemin de la sainteté, alors que normalement on ne peut pas la voir à l'œil nu.

 

L'adoration répond à cette aspiration profonde à faire "silence" pour "écouter la voix de Dieu" que tant de personnes entendent, souvent inconsciemment. En adorant Dieu, qui par amour pour nous s'humilie, demeurant auprès de nous sous les humbles espèces du pain et du vin, nous apprendrons, nous aussi, à aimer. Et, comme l'amour tend toujours à s'humilier, à l'école de Jésus, nous apprendrons à l'imiter, et à grandir dans l'humilité. Par l'adoration, Jésus nous aide à nous décentrer de nous-mêmes pour nous ouvrir à la volonté divine.

Pour Carlo, aller au pied du tabernacle est aller à la source de la grâce et de la sainteté. 

 

Le tabernacle est synonyme de berceau de la grâce.

 

Dans le tabernacle, et à partir du tabernacle, la présence divine substantielle et fondatrice agit. Il est absolument impossible de ne pas en tenir compte. Elle est là depuis plus de vingt siècles. Elle est proche. Dans le tabernacle, il y a la vie. Il y a l'Être. Il y a l'éternité. Il y a l'infini. C'est un monde à part entière. C'est une nouvelle Planète. C'est une nouvelle étoile. Les textes géographiques et historiques doivent la mentionner. Le tabernacle doit devenir la maison de tous, le domicile de tous, le lieu de rencontre des personnes, le point de référence, le paramètre, l'unité de mesure. L'adoration doit être approfondie. Il faut la rendre plus personnelle. Nous devons rendre grâce pour ce cadeau. Remercier, c'est reconnaître le bienfait. C'est se savoir et se sentir bénéficiaire de la grâce. Rendre grâce, remercier, goûter les dons de Dieu. Le tabernacle est l'un des plus grands cadeaux de Dieu. Le tabernacle est le lieu de l'action de grâce. Ici, Jésus rend grâce. Il rend grâce au Père. Il rend grâce au Saint-Esprit. Il rend grâce pour l'Église. Il rend grâce pour chaque personne. Il rend grâce pour moi, pour toi, pour lui, pour elle, pour eux. Des effluves d'action de grâce sortent du tabernacle. Mais aussi la propitiation. La Passion continue. Le pardon doit être mérité. En notre nom, le tabernacle lève ses bras vers le ciel.

Malgré son jeune âge, Carlo a des intuitions mystiques extraordinaires. Pour lui, la société renaîtra lorsqu’elle sera restaurée dans le feu de l’amour eucharistique. Il va faire une analogie entre l’internet qui relie des personnes du monde entier en faisant passer des informations et l’Eucharistie qui nous unit à Dieu et à notre prochain en nous donnant l’Esprit Saint : 

 

L’histoire des tabernacles est l’histoire du salut, qui depuis plus de deux millénaires, de manière non sanglante, se rejoue à chaque seconde sur toute la planète. Ils l'ont accompagnée. Ils l'ont suivie. Ils l'ont marquée. Chaque tabernacle a sa propre chronique, son propre récit, sa propre histoire. Et pas la plus simple. Chaque fois qu'un tabernacle est installé, cela signifie qu'une église ou une chapelle a été bâtie. Depuis plus de vingt siècles, d'année en année, on assiste à une admirable prolifération de tabernacles. Si vous pouviez, au moins continent par continent, faire une carte des ampoules électriques, vous en verriez des millions allumées. L'Eucharistie doit entrer dans ce monde et se mêler à tous ceux qui y vivent. Il doit être libéré, il doit être purifié, il doit être humanisé par l'Eucharistie. Il ne s'agit pas là d'un discours étrange et obscur. Il s'agit de réhumaniser, de reciviliser, de réintégrer. La présence vivante et vitale de l'Eucharistie peut à coup sûr servir cet objectif. Nous devons essayer de diffuser l'idée du culte. Culte du culte. Il existe un risque sérieux que, ce qui fait notre originalité, notre exclusivité, soit englouti par l'aplanissement culturel. Tout cela doit être "eucharistié". Cela ne semble pas utopique. Oui, c'est gigantesque, mais ce n'est pas impossible. Si l'Eucharistie réussit à entrer dans ce monde, à s'avancer, à y faire son chemin, à investir ce monde, c'est fait. Victoire ! Un nouvel air ! Un bouton, un geste, un doigt et vous êtes en contact avec le monde de la petite et de la grande industrie. Le téléphone, la radio, la télévision, l'ordinateur, internet sont chez vous vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Si nous sommes "eucharistiés", nous prenons notre envol. Vol "internetnique", vol intercontinental, cosmique. Tout nous dépasse. Si nous parvenons à l'"eucharistier", c'est tout. Si nous réussissons ? Il se forme alors un courant impétueux dans lequel tout est pris, collecté, incorporé, massifié. Puisque l'eucharistie existe de manière substantielle et vitale, ce courant doit la transmettre. C'est un courant qu'on appelle "multimédia". C'est un flux énorme. C'est un afflux énorme. C'est un océan de nouvelles, d'idées, de paroles, de conseils, de suggestions, de propositions, d'insinuations, d'initiatives, d'interférences, etc. Et nous y sommes jusqu'au cou. Nous risquons d'être submergés. C'est un ogre vorace. C'est l'occasion, je ne voudrais pas dire la dernière, d'introduire l'eucharistie dans la danse. Presque avec impétuosité. Presque avec arrogance. Pour en parler, pour en discuter. Confinée comme elle l'est et comme elle l'est dans les tabernacles, elle risque d'être "emprisonnée à vie". Fermés, verrouillés, blindés... Le Tout-Puissant... À l'intérieur, en secret, l'Omniscient. Là, l'Être. Voilà, l'essentiel. Là, l'Unique. Là, l'Unique. Là, la Trinité. Là-bas, le paradis. Là, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sans pause. Sans libération. Sans repos. Sans rien. L'infini dans le fini d'une boîte. L'infini dans le fini d'un récipient. L'infini dans le fini d'un intérieur.

 

« Une chapelle d'adoration eucharistique perpétuelle ressemblera à une "centrale nucléaire" qui répandra la lumière du Christ sur le monde entier, déversant sur tous d'abondantes grâces et bénédictions. »

EXPOSITION DES MIRACLES EUCHARISTIQUE

Le blé devient de la farine, cette farine devient du pain, et ce pain devient cette espèce ou apparence nécessaire à la sainte eucharistie.

 

Le miracle de Lanciano le touche particulièrement : dans ce village des Abruzzes, on vénère depuis l’an 750 une hostie miraculeusement transformée en chair et en sang au moment où le prêtre prononçait les paroles de la consécration ; analysée en 1970 par des spécialistes, la chair s’est avérée être un tissu du myocarde (cœur) ; le sang, qui semble frais, appartient au groupe AB. Ce fait scientifique étonnant confirme Carlo dans sa dévotion particulière envers le Sacré-Cœur de Jésus. Mais comment parler de la PRÉSENCE RÉELLE de Jésus caché sous les apparences du pain (transubstantiation) ? Carlo reçoit alors une autre inspiration : en 2002, il visite les expositions magnifiques de Rimini sur les voitures de courses italiennes. Devant la beauté des panneaux, il décide de réaliser une exposition sur les Miracles Eucharistiques reconnus par l’Eglise. Après des mois de recherches et un travail personnel considérable, l’exposition brille de mille feux. Après sa mort, elle a été traduite dans de nombreuses langues. Juste en France, elle a été accueillie dans au moins 500 paroisses. Quelle fécondité !

Consulter le "Brasier Eucharistique" n° 198 sur Carlo Acutis, cliquez ici

EUCHARISTIE ET CHARITÉ

Carlo aimait suivre l'exemple de saints qui s'étaient consacrés aux plus petits. Il avait noté quelques phrases de Mère Teresa de Calcutta, qu'il aimait tant : 

 

Beaucoup parlent des pauvres, peu parlent aux pauvres...

 

Ne cherchez pas Jésus dans les pays lointains : il n'y est pas. Il est près de vous. Il est avec vous !

 

Si vous avez des yeux pour voir, vous trouverez Calcutta dans le monde entier. Les rues de Calcutta mènent à la porte de chaque homme ». « Je sais que vous aimeriez faire un voyage à Calcutta, mais il est plus facile d'aimer les gens au loin. Il n'est pas toujours facile d'aimer les gens d'à côté.

 

Carlo reconnaissait la présence vivante de Jésus dans les pauvres et les malades ; et c'est surtout face à la souffrance qu'il voyait le Christ crucifié. C'est pourquoi, il essayait de poser pour eux toutes sortes d'actes concrets de charité, car les aider équivalait à soulager Jésus crucifié. Lorsqu'il leur donnait une couverture ou un sac de couchage, son esprit retournait à la nuit de la naissance de Jésus, lorsqu'on lui avait tout refusé. Faire quelque chose pour les pauvres signifiait le faire pour Jésus. Au contact de la souffrance humaine, Carlo se trouvait projeté sur le Calvaire en présence du Christ crucifié.

« Ce qui nous rendra vraiment beaux aux yeux de Dieu, ce sera la façon dont nous l’aurons aimé et aurons aimé nos frères. »

Avant de mourir, il dira:

J’offre au Seigneur, pour le Pape et l’Église, toutes les souffrances que j’aurai à endurer, et aussi pour aller tout droit au Ciel sans passer par le Purgatoire.

Je suis content de mourir car j’ai vécu ma vie sans négliger une seule minute en des choses qui ne plaisent pas à Dieu.

Un miracle d’un petit enfant brésilien guéri par son intercession, permet d’annoncer sa béatification qui a eu lieu à Assise le 10 octobre 2020, là où repose son corps, selon son souhait.

Site de référence  sur Carlo Acutis et exposition des Miracles eucharistiques (cliquez ici)

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