
SAINTE ELISABETH DE LA TRINITÉ
(1880-1906)
/ Ressources / Saints eucharistiques / Sainte Elisabeth de la Trinité
Élisabeth de la Trinité, née Élisabeth Catez rentre au Carmel en 1901. Elle prend le nom d'«Élisabeth», qui signifie en hébreu «Maison de Dieu». Élisabeth écrit alors la prière "Ô mon Dieu, Trinité que j’adore", qui résume sa spiritualité. Elle meurt à l'âge de 26 ans, béatifiée en 1984, elle est canonisée en 2016.
Il me semble que rien ne dit plus l'amour qui est au Coeur de Dieu que l'Eucharistie: c'est l'union, la consommation, c'est Lui en nous, nous en Lui, et n'est-ce pas le Ciel sur la terre? Le Ciel dans la foi en attendant la vision du face à face tant désirée. Alors nous serons rassasiés quand sa gloire apparaîtra, quand nous le verrons en sa lumière. Ne trouvez-vous pas que cela repose l'âme de penser à cette rencontre, à cette entrevue avec Celui qu'elle aime uniquement; alors tout disparaît et il semble que déjà on pénètre dans le mystère de Dieu.
-- Lettre à l'Abbé Chevignard
L'adoration! Ah! c'est un mot du ciel. Il me semble qu'on peut la définir: l'extase de l'amour. C'est l'amour écrasé par la beauté, la force, la grandeur immense de l'Objet aimé. Il tombe en une sorte de défaillance, dans un silence plein, profond, ce silence dont parlait David lorsqu'il s'écriait: "Le silence est ta louange." Oui, c'est la plus belle louange, puisque c'est celle qui se chante éternellement au sein de la tranquille Trinité; et c'est aussi le "dernier effort de l'âme qui surabonde et ne peut plus dire" (Lacordaire).
Que jamais je ne te laisse ici tout seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à ton action créatrice.
-- Souvenirs, Carmel de Dijon, p. 284.
Poème eucharistique
« O Jésus de l’Eucharistie
Mon Epoux, mon Amour, ma Vie,
Que j’aime venir chaque soir
T’écouter, te causer, te voir !
Lorsque j’entends parler ta voix,
Ô mon Epoux, ô mon bon Maître,
Faisant silence à tout mon être
Je n’entends, je ne vois que toi.
O moments d’extases sublimes,
Unions si douces, si intimes,
Pendant lesquels je sens mon cœur
Battre au contact du Sauveur ! »
Ô Agneau si pur et si doux,
Toi mon seul, mon Unique Tout,
Tu le sais bien, ta fiancée
Est une petite affamée.
Elle a faim de manger son Maître,
Surtout d’être mangée de Lui,
De bien Lui livrer tout son être
Afin qu’en elle tout soit pris.
Oh, que je sois ton envahie,
Celle qui ne vit que de toi,
Ta chose, ta vivante hostie
Consommée par toi sur la Croix.
Pour aller plus loin : Elisabeth, l'affamée de l'Eucharistie (de Jean Louis Fradon). Cliquez ici
.png)