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Saint Jean XXIII (1881-1963), connu comme le « Pape de la bonté », puisait toute sa force spirituelle dans l'Eucharistie. Dès son enfance à Sotto il Monte, dans une famille paysanne profondément chrétienne, il développa une tendre dévotion envers Jésus présent au Saint-Sacrement.

Ordonné prêtre en 1904, il considéra toujours l'autel comme le centre de sa vie. Pour lui, l'Eucharistie n'était pas seulement un sacrement à célébrer, mais une rencontre vivante avec Jésus, son Ami et son Maître. Il passait volontiers de longs moments en adoration silencieuse devant le tabernacle, trouvant dans cette présence la lumière pour guider ses décisions et la paix pour porter les responsabilités de l'Église. Devenu évêque, puis patriarche de Venise et enfin pape en 1958, il conserva cette simplicité eucharistique. Malgré les charges immenses de son ministère, il demeura un homme de prière, convaincu que toute fécondité apostolique naît aux pieds du Seigneur présent dans l'Hostie consacrée.

Jean XXIII aimait répéter que toute sa journée commençait à l'autel. Son amour de l'Eucharistie nourrissait son regard bienveillant sur chaque personne. Il voyait dans chaque homme et chaque femme un enfant aimé de Dieu, ce qui explique sa douceur, son humilité et sa capacité à ouvrir des chemins de paix.

Lorsqu'il convoqua le Concile Vatican II en 1962, il le fit dans un esprit profondément eucharistique : conduire l'Église à renouveler sa rencontre avec le Christ afin de mieux annoncer l'Évangile au monde. Son désir n'était pas de transformer l'Église selon les idées humaines, mais de la rapprocher davantage de Jésus.Pour Saint Jean XXIII, l'Eucharistie était le trésor de l'Église et le secret de la sainteté. Il affirmait :« Jésus au Saint-Sacrement est le grand Ami, le premier Ami, l'Ami unique. »Et encore :« Le tabernacle est mon paradis sur la terre. » Le 3 juin 1963, lorsqu'il retourna à la Maison du Père, il laissait le témoignage lumineux d'une vie entièrement façonnée par la présence eucharistique du Christ. Son héritage demeure celui d'un cœur de père qui a appris, devant le Saint-Sacrement, la douceur, la confiance et l'amour universel.

En quelques mots, saint Jean XXIII fut un pape dont la bonté, la paix et l'ouverture provenaient d'une source unique : Jésus-Eucharistie. Toute sa vie, il chercha à demeurer près du tabernacle pour recevoir du Christ la lumière, la force et l'amour qu'il devait transmettre à l'Église et au monde.

SAINT JEAN XXIII

(1881-1963)

Saint Jean XXIII (1881-1963), connu comme le « Pape de la bonté », puisait toute sa force spirituelle dans l'Eucharistie. Dès son enfance à Sotto il Monte, dans une famille paysanne profondément chrétienne, il développa une tendre dévotion envers Jésus présent au Saint-Sacrement.

Ordonné prêtre en 1904, il considéra toujours l'autel comme le centre de sa vie. Pour lui, l'Eucharistie n'était pas seulement un sacrement à célébrer, mais une rencontre vivante avec Jésus, son Ami et son Maître. Il passait volontiers de longs moments en adoration silencieuse devant le tabernacle, trouvant dans cette présence la lumière pour guider ses décisions et la paix pour porter les responsabilités de l'Église. Devenu évêque, puis patriarche de Venise et enfin pape en 1958, il conserva cette simplicité eucharistique. Malgré les charges immenses de son ministère, il demeura un homme de prière, convaincu que toute fécondité apostolique naît aux pieds du Seigneur présent dans l'Hostie consacrée.

Jean XXIII aimait répéter que toute sa journée commençait à l'autel. Son amour de l'Eucharistie nourrissait son regard bienveillant sur chaque personne. Il voyait dans chaque homme et chaque femme un enfant aimé de Dieu, ce qui explique sa douceur, son humilité et sa capacité à ouvrir des chemins de paix.

Lorsqu'il convoqua le Concile Vatican II en 1962, il le fit dans un esprit profondément eucharistique : conduire l'Église à renouveler sa rencontre avec le Christ afin de mieux annoncer l'Évangile au monde. Son désir n'était pas de transformer l'Église selon les idées humaines, mais de la rapprocher davantage de Jésus.Pour Saint Jean XXIII, l'Eucharistie était le trésor de l'Église et le secret de la sainteté. Il affirmait :« Jésus au Saint-Sacrement est le grand Ami, le premier Ami, l'Ami unique. »Et encore :« Le tabernacle est mon paradis sur la terre. » Le 3 juin 1963, lorsqu'il retourna à la Maison du Père, il laissait le témoignage lumineux d'une vie entièrement façonnée par la présence eucharistique du Christ. Son héritage demeure celui d'un cœur de père qui a appris, devant le Saint-Sacrement, la douceur, la confiance et l'amour universel.

En quelques mots, saint Jean XXIII fut un pape dont la bonté, la paix et l'ouverture provenaient d'une source unique : Jésus-Eucharistie. Toute sa vie, il chercha à demeurer près du tabernacle pour recevoir du Christ la lumière, la force et l'amour qu'il devait transmettre à l'Église et au monde.

Pour me garder du péché et ne pas me laisser m'éloigner de lui, Dieu utilise la dévotion du Sacré Cœur de Jésus au Saint-Sacrement. Ma vie est destinée à être passée dans la lumière émanant du tabernacle, et c'est au Cœur de Jésus que j'ose aller pour trouver la solution à tous mes problèmes.
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Le temps que je consacre à l’action doit être proportionné à celui que je consacre à « l’opus Dei », c'est-à-dire à la prière. J’ai besoin de donner à ma vie un climat de prière plus intense et plus continu. Je dois donc méditer davantage, et m’entretenir avec le Seigneur plus longuement, en lisant, en récitant des prières vocales, en me taisant aussi » (p. 339)

Je conserve Jésus Eucharistie chez moi, et c’est ma joie. Qu’il trouve toujours dans ma maison et dans ma vie un motif de divine complaisance. (p 340)

Un homme de l’Eucharistie » (Vir eucharisticus). Je veux l’être vraiment. Sur ce point je dois rappeler plusieurs résolutions anciennes (…) Par ailleurs, en plus de ma visite quotidienne habituelle, plus ou moins longue mais attentive et ardente, le jeudi de 22 à 23 heures je serai fidèle à l’heure d’adoration, comme j’avais déjà commencé à le faire, pour mes besoins et ceux de la sainte Eglise. (p. 365)

Je veux pourtant donner une attention plus fidèle et plus aimante à la sainte Eucharistie, que j’ai la chance de conserver sous ma tente, près de mon appartement, à deux pas. Je soignerai particulièrement ma visite au Saint-Sacrement, en la rendant variée et attrayante par des pratiques qui méritent un respect et un attachement spécial : par exemple, les psaumes de la pénitence, le chemin de croix, l’office des morts. La sainte Eucharistie n’est-elle pas une synthèse de tout ? (p. 417)

Cœur de Jésus, notre vie et notre résurrection, notre paix et notre réconciliation, salut de ceux qui espèrent en toi, espoir de ceux qui meurent en toi, délices de tous les saints ; Cœur de Jésus, aie pitié de nous. (p. 435)

Ma journée doit être toujours baignée de prière; la prière est ma respiration. Je me propose de réciter chaque jour le rosaire entier de quinze dizaines, entendant par là recommander au Seigneur et à la Sainte Vierge – si possible à la chapelle, devant le Saint-Sacrement – les besoins les plus importants de mes fils de Venise et du diocèse : clergé, jeunes séminaristes, religieuses, autorités publiques et pauvres pécheurs. (p. 440)

Je reviendrai encore une fois, et maintenant plus que jamais, sur la recherche d’une vie intérieure et surnaturelle plus intense. A mesure qu’avancent les années, tout me paraît plus savoureux dans la vie de prière : la sainte messe, le bréviaire, le rosaire, la présence du Saint-Sacrement à la maison. Me tenir toujours avec Dieu du matin au soir, et même la nuit, avec Dieu et avec les choses de Dieu, me donne une joie constante et m’induit au calme en tout et à la patience. (p. 447 et 448)

Je pense que le Seigneur Jésus me réserve, pour ma complète mortification et purification, pour m’admettre à sa joie éternelle, quelque grande peine ou affliction du corps et de l’esprit avant que je ne meure. Et bien, j’accepte tout et de bon cœur, pourvu que tout serve à sa gloire et au bien de mon âme et de mes chers fils spirituels. Je crains la faiblesse de ma résistance, et je le prie de m’aider, parce que j’ai peu ou pas du tout confiance en moi-même, mais j’ai une confiance totale dans le Seigneur Jésus. (p. 452)

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