AUX ÉVÊQUES ALLEMANDS"Piussaal" (Salle Pie)
(du Séminaire de Cologne Dimanche 21 août 2005)
Ce panorama que la Journée mondiale de la Jeunesse ouvre devant nous et que je n'ai indiqué qu'à grands traits, nous invite à projeter notre regard vers l'avenir. Les jeunes constituent pour l'Eglise, et en particulier pour nous pasteurs, pour les parents et pour les éducateurs, un appel vivant à la foi. Je voudrais dire encore une fois qu'il me semble que cela a été une grande inspiration de la part du Pape Jean-Paul II d'avoir choisi pour ces JMJ le thème "Nous sommes venus l'adorer" (Mt 2, 2). Parfois, nous sommes tellement oppressés, à juste titre oppressés, par les immenses nécessités sociales du monde, par tous les problèmes d'organisation et les problèmes structurels qui existent, qu'il peut arriver que l'adoration soit mise de côté comme quelque chose à reporter à plus tard. Le Père Delp a affirmé un jour que rien n'est plus important que l'adoration. Il l'a dit dans le contexte de son époque, lorsqu'il était évident que la destruction de l'adoration détruisait l'homme. Toutefois, dans le nouveau contexte de l'adoration perdue, et donc du visage perdu de la dignité humaine, c'est à nouveau à nous qu'il revient de comprendre la priorité de l'adoration et de rendre les jeunes, nous-mêmes et nos communautés conscientes du fait qu'il ne s'agit pas d'un luxe de notre époque confuse, que l'on ne pourrait peut-être pas se permettre, mais au contraire d'une priorité. Là où il n'y a plus d'adoration, là où l'hommage à Dieu n'est plus rendu comme priorité, les réalités de l'homme ne peuvent pas non plus évoluer. Nous devons donc tenter de rendre visible le visage du Christ, le visage du Dieu vivant, afin que nous nous trouvions spontanément, tout comme les Rois Mages, à nous prosterner et à l'adorer.
VOEUX DE NOËL
(Extrait du texte du saint-père à la curie romaine le 22 décembre 2005)
Avant toute activité et toute transformation du monde, il doit y avoir l’adoration. Elle seule nous rend véritablement libres ; elle seule nous donne les critères pour notre action. Précisément dans un monde où les critères d’orientation viennent progressivement à manquer et où existe la menace que chacun fasse de soi-même son propre critère, il est fondamental de souligner l’adoration…Depuis la réforme liturgique, la Messe et l’adoration en dehors de la Messe étaient souvent considérées comme en opposition : le Pain eucharistique ne nous aurait pas été donné pour être contemplé, mais pour être mangé, selon une objection alors courante. Dans l’expérience de prière de l’Eglise s’est désormais manifestée le manque de sens d’une telle opposition. Augustin avait déjà dit : « Que personne ne mange cette chair sans auparavant l’adorer ;... nous pécherions si nous ne l’adorions pas ». De fait, dans l’Eucharistie nous ne recevons pas simplement quelque chose.Celle-ci est la rencontre et l’unification de personnes ; cependant, la personne qui vient à notre rencontre et qui désire s’unir à nous est le Fils de Dieu. Une telle unification ne peut se réaliser que selon la modalité de l’adoration. Recevoir l’Eucharistie signifie adorer Celui que nous recevons. Ce n’est qu’ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons une seule chose avec Lui. C’est pourquoi le développement de l’adoration eucharistique, telle qu’elle a pris forme au cours du Moyen-âge, était la conséquence la plus cohérente du mystère eucharistique lui-même : un accueil profond et véritable ne peut mûrir que dans l’adoration. C’est précisément dans cet acte personnel de rencontre avec le Seigneur que mûrit ensuite également la mission sociale qui est contenue dans l’Eucharistie et qui veut briser les barrières non seulement entre le Seigneur et nous, mais également et surtout les barrières qui nous séparent les uns des autres.
Texte intégral
À DES ENFANTS QUI PRÉPARENT LEUR PREMIÈRE COMMUNION
Adriano: "Saint Père, on nous a dit qu'on aura aujourd'hui un temps d'adoration eucharistique. Qu'est ce que c'est ? Peux-tu nous l'expliquer ?
Benoît XVI: Nous verrons tout de suite ce qu'est l'adoration eucharistique et comment elle se déroule, car tout est bien préparé: nous prierons, nous chanterons, nous nous agenouillerons, nous nous présenterons ainsi devant Jésus. Mais naturellement, ta question exige une réponse plus approfondie: pas seulement comment se déroule l'adoration, mais quel est son sens. Je dirais que l'adoration signifie reconnaître que Jésus est mon Seigneur, que Jésus me montre le chemin à prendre, me fait comprendre que je ne vis bien que si je connais la route qu'Il m'indique.Adorer, c'est donc dire: "Jésus, je suis tout à toi et je te suis dans ma vie, je ne voudrais jamais prendre cette amitié, cette communion avec toi". Je pourrais également dire que l'adoration est un baiser à Jésus dans lequel je dis: "Je suis à toi et je prie afin que toi aussi, tu demeures toujours avec moi.
AUX PRÊTRES DE ROME
Mars 2006
L’Eglise Sainte Anastasie est le siège de l’Adoration perpétuelle. Il s’agit donc d’un point central de la vie de foi à Rome. Je place avec confiance entre les mains du Cardinal Vicaire cette proposition de créer, dans les cinq secteurs du diocèse de Rome, cinq lieux d’adoration perpétuelle. Je voudrais simplement dire que je rends grâce à Dieu, car après le Concile, après une période où le sens de l’adoration eucharistique manquait quelque peu, a été redécouverte la joie de cette adoration partout dans l’Eglise, comme nous l’avons vu et entendu au cours du Synode sur l’Eucharistie. Certes, à travers la Constitution conciliaire sur la Liturgie, a été redécouverte surtout toute la richesse de l’Eucharistie célébrée, dans laquelle se réalise le testament du Seigneur: Il se donne à nous et nous répondons en nous donnant à Lui. Mais à présent, nous avons redécouvert que cet aspect central que nous a donné le Seigneur en pouvant célébrer son sacrifice et entrer ainsi en communion sacramentelle, presque corporelle, avec Lui, perd de sa profondeur et également de sa richesse humaine s’il manque l’Adoration, comme acte découlant de la communion reçue: l’adoration consiste à entrer, au plus profond de notre cœur, en communion avec le Seigneur qui est présent de façon corporelle dans l’Eucharistie. Dans l’Ostensoir, il se donne toujours entre nos mains et nous invite à nous unir à sa Présence, à son Corps ressuscité.
AUX SÉMINARISTES DE BAVIÈRE
Septembre 2006
Une façon essentielle d'être avec le Seigneur est l'Adoration eucharistique. Altötting, grâce à Monseigneur Schraml, a obtenu une nouvelle "salle du trésor". Là où jadis, étaient conservés les trésors du passé, des objets précieux de l'histoire et de la piété, se trouve à présent le lieu du véritable trésor de l'Eglise: la présence permanente du Seigneur dans son Sacrement. Le Seigneur, dans l'une de ses paraboles, nous parle du trésor caché dans le champ. Celui qui l'a trouvé, nous raconte-t-il, vend tous ses biens pour pouvoir acheter le champ car le trésor caché dépasse tout autre valeur. Le trésor caché, le bien au-dessus de tous les autres biens, est le Royaume de Dieu - c'est Jésus lui-même, le Royaume en personne. Dans l'Hostie sacrée, il est présent, le véritable trésor, que nous pouvons toujours atteindre. Ce n'est que dans l'adoration de cette présence que nous apprenons à le recevoir de façon juste - nous apprenons à dialoguer, nous apprenons de l'intérieur la célébration de l'Eucharistie. Je voudrais citer à ce propos une belle parole d'Edith Stein, la sainte co-patronne de l'Europe, qui écrit dans l'une de ses lettres: "Le Seigneur est présent dans le tabernacle avec divinité et humanité. Il est là, non pas pour lui-même, mais pour nous: car sa joie est d'être avec les hommes. Et parce qu'il sait que nous, tel que nous sommes, avons besoin de sa proximité personnelle. La conséquence pour tous ceux qui ont des pensées et des sentiments normaux est de se sentir attirés et de s'arrêter là à chaque fois et aussi longtemps que cela leur est permis" (Gesammelte Werke, VII, 136f). Nous aimons être avec le Seigneur! Là, nous pouvons parler avec Lui de tout. Nous pouvons lui soumettre nos questions, nos préoccupations, nos angoisses. Nos joies. Notre gratitude, nos déceptions, nos requêtes et nos espérances. Là, nous pouvons également lui répéter toujours à nouveau: "Seigneur, envoie des ouvriers à ta moisson! Aide-moi à être un bon ouvrier dans ta vigne!".
Texte Intégral
DIFFUSER L'ADORATION EUCHARISTIQUE
9 novembre 2006
Evoquant la préparation du XLIX Congrès eucharistique international, qui se déroulera à Québec (Canada) en juin 2008, Benoît XVI a dit que ces rendez-vous "sont toujours source de renouveau spirituel, des occasions de mieux connaître l'Eucharistie, le trésor le plus précieux laissé par le Christ. Ceci implique que l'Eglise accroisse l'effort de diffusion de son adoration, afin de témoigner de son amour partout dans la société".Puis le Pape a dit que la présence de dévots de l'Eucharistie lui permettait de rappeler "combien est bienfaisante la redécouverte de l'adoration eucharistique par de nombreux chrétiens... L'humanité a grand besoin de redécouvrir ce sacrement, source de toute espérance! Remercions le Seigneur pour toutes les paroisses où à côté de la messe on éduque les fidèles à cette adoration", a ajouté le Saint-Père, qui a espéré que le prochain congrès favorisera encore cette dévotion.Evoquant l'Exhortation apostolique post-synodale sur l'Eucharistie, qui reprend les indications du dernier Synode des évêques (octobre 2005), le Pape a conclu en disant être certain qu'elle "aidera l'Eglise à bien préparer le Congrès eucharistique de juin 2008".
SUR LA RÉPARATION EUCHARISTIQUE
22 février 2007, au clergé de Rome
Nous ne parlons plus en général de l'adoration eucharistique, qui a réellement pénétré dans nos cœurs et qui pénètre dans le cœur du peuple. Vous avez posé cette question spécifique sur la réparation eucharistique. Il s'agit d'un discours qui est devenu difficile. Je me souviens, quand j'étais jeune, qu'à l'occasion de la fête du Sacré-Cœur, nous disions une belle prière de Léon XIII, puis une autre de Pie XI, dans laquelle la réparation occupait une place particulière, précisément en référence, déjà à cette époque, aux actes sacrilèges qui devaient être réparés.
Il me semble que nous devons aller au fond des choses, parvenir au Seigneur lui-même qui a offert la réparation pour le péché du monde, et nous efforcer de réparer: disons qu'il faut équilibrer le surcroît de mal et le surcroît de bien. Ainsi, dans la balance du monde, nous ne devons pas laisser ce grand surcroît au négatif, mais accorder un poids au moins équivalent au bien. Cette idée fondamentale s'appuie sur ce qui a été fait par le Christ. Tel est, pour autant que je comprenne, le sens du sacrifice eucharistique.
Contre ce grand poids du mal qui existe dans le monde, le Seigneur place un autre poids plus grand, celui de l'amour infini qui entre dans ce monde. Tel est le point important: Dieu est toujours le bien absolu, mais ce bien absolu entre précisément dans le jeu de l'histoire; le Christ devient ici présent et subit jusqu'au bout les souffrances du mal, créant ainsi un contrepoids d'une valeur absolue. Le surcroît du mal, qui existe toujours si nous ne considérons de façon empirique que les proportions, est dépassé par le surcroît immense du bien, de la souffrance du Fils de Dieu.Dans ce sens, la réparation existe, et elle est nécessaire.
Il me semble qu'aujourd'hui, il est un peu difficile de comprendre ces choses. Lorsque l'on voit le poids du mal dans le monde, qui croît en permanence, qui semble exercer une domination absolue dans l'histoire, on pourrait - comme le dit saint Augustin dans une méditation – véritablement désespérer. Mais l'on constate qu'il y a un surcroît encore plus grand dans le fait que Dieu lui-même est entré dans l'histoire, a participé à l'histoire et a souffert jusqu'au bout. Tel est le sens de la réparation. Ce surcroît du Seigneur est pour nous un appel à nous ranger de son côté, à entrer dans ce grand surcroît de l'amour et à le rendre présent, même avec nos faiblesses. Nous savons que pour nous aussi, ce surcroît est nécessaire, car dans notre vie aussi, le mal existe. Nous vivons toujours grâce au surcroît du Seigneur. Mais il nous fait ce don afin que, comme le dit la Lettre aux Colossiens, nous puissions nous associer à son abondance et, disons, faire croître encore plus cette abondance de façon concrète à notre époque historique. Il me semble que la théologie devrait faire davantage pour comprendre encore mieux cette réalité de la réparation. Il y avait également de fausses idées dans l'histoire.
Ces derniers jours, j'ai lu les discours théologiques de saint Grégoire de Nazianze, qui, à un certain moment, parle de cet aspect et se demande à qui le Seigneur a offert son sang. Il dit: le Père ne voulait pas du sang du Fils, le Père n'est pas cruel, il n'est pas nécessaire d'attribuer cela à la volonté du Père; mais c'est l'histoire qui le voulait, ce sont les nécessités et les déséquilibres de l'histoire qui le voulaient. L'on devrait entrer dans ces déséquilibres et là, recréer le véritable équilibre. Cela est véritablement éclairant. Mais il me semble que nous ne disposons pas du langage nécessaire pour que nous comprenions ce fait et que nous le fassions également comprendre aux autres. Il ne faut pas offrir à un Dieu cruel le sang de Dieu. Mais Dieu lui-même, par son amour, doit entrer dans les souffrances de l'histoire pour créer non seulement un équilibre, mais un surcroît d'amour qui est plus fort que l'abondance du mal qui existe. C'est ce à quoi le Seigneur nous invite.Cela me semble une réalité typiquement catholique. Luther dit: nous ne pouvons rien ajouter. Et cela est vrai. Puis il dit: donc, nos œuvres ne comptent pas. Et cela n'est pas vrai. Car la générosité du Seigneur se révèle précisément dans le fait qu'il nous invite à entrer et accorde également une valeur au fait que nous soyons avec Lui. Nous devons mieux apprendre tout cela et ressentir également la grandeur, la générosité du Seigneur et la grandeur de notre vocation. Le Seigneur veut nous associer à son grand surcroît. Si nous commençons à le comprendre, nous serons heureux que le Seigneur nous invite à cela. Ce sera la grande joie d'être pris au sérieux par l'amour du Seigneur.
AUX JEUNES DU MONDE À L’OCCASION DE LA XXIIIe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE
20 juillet 2007
Je voudrais encore ajouter une parole sur l’Eucharistie. Pour croître dans la vie chrétienne, il est nécessaire de se nourrir du Corps et du Sang du Christ: en effet, nous sommes baptisés et confirmés en vue de l’Eucharistie (cf. CCC, 1322; Exhort. apost. Sacramentum caritatis, n. 17). «Source et sommet» de la vie ecclésiale, l’Eucharistie est une «Pentecôte perpétuelle», parce que chaque fois que nous célébrons la Messe, nous recevons l’Esprit Saint, qui nous unit plus profondément au Christ et qui nous transforme en Lui. Chers jeunes, si vous participez fréquemment à la célébration eucharistique, si vous prenez un peu de votre temps pour l’adoration du Saint-Sacrement, alors, de la Source de l’amour qu’est l’Eucharistie, vous sera donnée la joyeuse détermination à consacrer votre vie à la suite de l’Évangile. Vous ferez en même temps l’expérience que là où nous ne réussissons pas par nos propres forces, l’Esprit Saint vient nous transformer, nous remplir de sa force et faire de nous des témoins remplis de l’ardeur missionnaire du Christ ressuscité.
POUR LA XVI JOURNÉE MONDIALE DES MALADES, 2008
11 janvier 2008
2. On ne peut contempler Marie sans être attiré par le Christ et on ne peut regarder le Christ sans percevoir immédiatement la présence de Marie. Il y a un lien inséparable entre la Mère et le Fils engendré dans son sein par l'œuvre de l'Esprit Saint, et ce lien nous le sentons, de manière mystérieuse, dans le sacrement de l'Eucharistie, comme les Pères de l'Eglise et les théologiens l'ont mis en lumière dès les premiers siècles. "La chair née de Marie, venant de l'Esprit Saint, est le pain descendu du ciel", déclare saint Hilaire de Poitiers, tandis que dans le Sacramentaire "Bergomense" du IX siècle, nous lisons: "Son sein a fait mûrir un fruit, un pain nous a rempli du don angélique. Marie a rendu au salut ce qu'Eve avait détruit par sa faute".
Saint Pierre Damien observe ensuite: "Ce corps que la très bienheureuse Vierge a engendré, a nourri dans son sein avec une sollicitude maternelle, ce corps dis-je, celui-là et pas un autre, nous le recevons à présent du saint autel et nous en buvons le sang comme sacrement de notre rédemption. Voilà ce que croit la foi catholique, ce qu'enseigne fidèlement la sainte Eglise". Le lien de la Vierge sainte avec le Fils, agneau immolé qui enlève les péchés du monde, s'étend à l'Eglise, corps mystique du Christ. Marie - observe le Serviteur de Dieu Jean-Paul II - est "femme eucharistique" à travers toute sa vie et l'Eglise, la considérant comme son modèle, "est appelée à l'imiter également dans son rapport avec ce très saint mystère" (Ecclesia de Eucharistia, n. 53).
Dans cette optique, on comprend encore mieux pourquoi à Lourdes, au culte de la bienheureuse Vierge Marie est associé un rappel fort et constant à l'Eucharistie par des célébrations eucharistiques quotidiennes, par l'adoration du Très Saint Sacrement et la bénédiction des malades, qui constitue un des temps les plus forts de la halte des pèlerins près de la grotte de Massabielle.5. Tandis que j'adresse mon salut cordial à tous les malades et à ceux qui en prennent soin de diverses manières, j'invite les communautés diocésaines et paroissiales à célébrer la prochaine Journée mondiale du Malade en mettant pleinement en valeur l'heureuse coïncidence du 150 anniversaire des apparitions de Notre Dame à Lourdes et le Congrès eucharistique international. Que ce soit l'occasion de souligner l'importance de la Messe, de l'adoration eucharistique et du culte de l'Eucharistie, en faisant en sorte que les chapelles dans les centres de santé deviennent le cœur battant où Jésus s'offre sans cesse au Père, pour la vie de l'humanité. De même, la distribution de l'Eucharistie aux malades, effectuée avec respect et esprit de prière, est un véritable réconfort pour ceux qui souffrent et sont atteints de toute forme de maladie.
Texte intégral...
AU MONDE DE LA CULTURE
12 Septembre 2008
Il faut l'humilité de l'homme pour répondre à l'humilité de Dieu.
VOEUX A LA CURIE ROMAINE
22 décembre 2011
"Un troisième élément qui, d'une manière toujours plus naturelle et centrale, fait partie des Journées Mondiales de la Jeunesse et de la spiritualité qui en découle, est l'adoration. Inoubliable, demeure pour moi le moment où, durant mon voyage au Royaume-Uni, dans Hydepark, des dizaines de milliers de personnes, en majorité des jeunes, ont répondu par un silence intense à la présence du Seigneur dans le Très Saint Sacrement, en l'adorant. La même chose est arrivée, dans une moindre mesure, à Zagreb et, de nouveau, à Madrid après la tempête qui menaçait de gâcher l'ensemble de la veillée à cause d'une panne des microphones. Dieu est omniprésent, oui. Mais la présence corporelle du Christ ressuscité est encore quelque chose d'autre, quelque chose de nouveau. Le Ressuscité entre au milieu de nous. Et alors, nous ne pouvons que dire avec l'apôtre Thomas : Mon Seigneur et mon Dieu ! L'adoration est avant tout un acte de foi – l'acte de foi comme tel. Dieu n'est pas une quelconque hypothèse possible ou impossible sur l'origine de l'univers. Il est là. Et s'Il est présent, je m'incline devant Lui. Alors la raison, la volonté et le cœur s'ouvrent à Lui et à partir de Lui. Dans le Christ ressuscité est présent le Dieu qui s'est fait homme, qui a souffert pour nous parce qu'il nous aime. Nous entrons dans cette certitude de l'amour incarné de Dieu pour nous, et nous le faisons en aimant avec Lui. C'est cela l'adoration, et cela donne ensuite une empreinte à ma vie. C'est seulement ainsi que je peux célébrer aussi l'Eucharistie d'une manière juste et recevoir le Corps du Seigneur avec droiture."
POUR LA 28ème JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE (PRÉPARATION DE RIO)
18 octobre 2012
C'est pourquoi, je vous exhorte à vous enraciner dans la prière et dans les Sacrements. L'évangélisation authentique naît toujours de la prière et est portée par la prière. Il nous faut d'abord parler avec Dieu pour pouvoir parler de Dieu. Dans la prière, nous présentons au Seigneur les personnes vers qui nous sommes envoyés. Nous le supplions de toucher leurs cœurs. Et nous demandons à l'Esprit Saint de faire de nous les instruments de son salut pour ces personnes. Nous demandons au Christ de mettre sur nos lèvres ses paroles et de faire de nous des témoins de son amour. Et, plus largement, nous confions au Seigneur toute la mission de l'Église, selon le commandement explicite de Jésus : « Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Mt 9, 38). Sachez trouver dans l'Eucharistie, la source de votre vie de foi et de votre témoignage chrétien, en participant assidument à la messe du dimanche et autant que vous pouvez aux messes célébrées en semaine ! Recourez souvent au sacrement de réconciliation : c'est le lieu de la rencontre précieuse avec la miséricorde de Dieu qui nous accueille, nous pardonne et renouvelle nos cœurs dans la charité. Et n'hésitez pas à recevoir le sacrement de confirmation, si vous ne l'avez pas encore reçu, vous y préparant avec soin et engagement ! Avec l'Eucharistie, c'est le sacrement par excellence de la mission, celui qui nous donne la force et l'amour de l'Esprit Saint pour professer sans crainte notre foi. Je vous encourage aussi à pratiquer l'adoration eucharistique : se recueillir dans l'écoute et le dialogue avec Jésus avec présent dans le Saint Sacrement devient le point de départ d'un nouvel élan missionnaire.